21.10.2009
308. chèvres et chiots
Les fenêtres allumées discutent entre elles. Celui qui nage parmi les nappes de trafic automobile n'éprouve aucune pitié à leur égard. Leur banalité moelleuse s'écrase dans ses yeux comme des balles de ping pong. Des chèvres, des chiots morts l'ennuieraient davantage car il connait le goût de la chair et de la charogne, et la lumière n'a pas de goût. Pas d'âme, pas d'existence au fond, que son petit tapage dans l'enclos des tapisseries.
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