27.08.2009
272. L'homme sans réseaux croise le réel
"Les images transpirent, exhalent des significations, des connotations psychologiques, des incitations à l’action qui vont de l’engagement à la débauche. Les choses, elles, ne sentent rien. C’est un des privilèges de leur idiotie."
(Clément Rosset, Le réel, traité de l’idiotie)
"C’est ainsi qu’un chat, glissant à l’intérieur d’une grange par le jour d’une vieille porte, trouva là-dedans un silence éclatant, extraordinaire, de ceux qui précèdent les massacres, quand personne encore n’a retrouvé les corps et qu’ils n’attendent plus rien, nus dans leur pose obscène. La raideur sans témoin des choses, le chat la renifle, la gratte, marche éventuellement dessus. Elle n’est pas l’apanage de la vie ou de la mort, mais glace chaque instant de l’univers."
18:42 Publié dans L'homme sans réseaux croise.... | Lien permanent | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.