05.07.2009

241. migrations

 

 

 

Les oiseaux ne migrent pas selon des destinations, des voies ou des réseaux de cheminement. Ils sont seuls au milieu du grand ciel et poursuivent vaguement une odeur, une onde, l'aveuglement particulier d'un angle particulier du soleil aux heures stratégiques. Ils sont dans le vide, oscillent de droite à gauche et contiennent sans forcer l'élan du départ : ce jour où ils basculèrent sous l'horizon. Ils ne vont pas de Mulhouse à Saint Louis du Sénégal. Plutôt d'un toit à une souche.
Cette ivresse que je cherche : la terre comme surface égale de subsistance et de perdition, surface vierge du passage.

 

 

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