24.02.2009

159. hara-kiri

 

 

D’un coup de sabre il ouvrit grand le ventre du paysage. En avalanches mauves celui-ci dégoulina dans la machine, boucha ses circuits rouillés ses disques ses trappes ses engrenages, recouvrit ses écrans ses touches ses boitiers noirs et les petits hommes sortirent en zigzag, trébuchant, hurlant, moulinant une course dérisoire contre la matière – ils étaient morts depuis longtemps – tandis que d’énormes sioux s’asseyaient sur la fourmillière. A l’autre bout de la forêt, il s’écroula dans l’enivrante odeur de bolets et de bois mouillé.

 

 

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