22.02.2009

157. le petit homme petit

 

Les morts sont calmes tandis que les mortes continuent longtemps à bavarder. On les suit dans la boue du cimetière, on les écoute. On passe la porte avec elles. On passe juste un œil mais suffisant pour apercevoir leur traîne qui s’effiloche. Un courant d’air souffle, elles s’éloignent, la porte nous claque sur l’œil : naissance d’un borgne. Naissance d’un ogre. Naissance d’un petit homme petit.

 

 

Les commentaires sont fermés.