03.02.2009
147. l'écruiture
«- J’écruis tout le temps, fanfaronnait-elle, sans faire exprès au lit au bureau en métro à la piscine en avion au café je remplis chaque semaine une caisse de mes œuvres – déjà toute petite…l’écruiture m’est venue avant que je ne sache marcher avant que je ne sache lire – romans poèmes bréviaires annuaires dictionnaires afin d’assouvir en moi ce vide lancinant j’écruis j’écruis j’écruis…
-moi je muange, répondit l’homme sans réseaux, même quand j’écris, je mange. »
18:10 Publié dans les Dialogues | Lien permanent | Envoyer cette note



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