24.01.2009
140. réagir 3
Les cendres de l’homme sans réseaux s’accrochent puis tombent en bloc du cigare que je fume. A mes pieds une auréole grise. Craignant que nous partions sans eux, les gens courent sur le quai et embarquent à la diable. Un homme maigre surgit en survêtement, titube et vide une canette sur les rails. L’homme sans réseaux pisse mollement et disparaît sous le ballast.
Je ne dis pas que je le connais par cœur, je ne dis pas qu’il est de la famille : assurément une part de moi transite sur ce chantier.
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