23.12.2008

120. un mot

 

L'homme sans réseaux se leva d'un bond, regarda autour de lui, traversa le salon à grands pas et empoigna la plume. Il se prépara à briser d'un mot l'échine de l'univers. Jeter sa peau aux chiens. Bâtir un modèle de cité phosphorescente où des désirs gigantesques alimentent des usines à incendier les fusées des orgasmes.

Il commenca...il s'arrêta. Déjà son bonheur grossissait, comme la rage, comme une vague, et l'étouffait. A travers la gorge, un mot avait suffi.

 

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