22.12.2008

119. Bornéo, Séoul...

 

Bornéo, Séoul, la cordillière andine: ces lieux pendaient autour de son cou comme une paccotille grossière qu'elle exhibait ostensiblement. L'on y voyait surtout la honte de soi, la fatigue. Elle aurait voulu voyager vraiment. Elle n'aimait pas que je traverse la ville à pied, elle se trouvait offensée.
Je lui avais offert un double tour du globe en avion, afin qu'elle aille plus loin encore, qu'elle cesse de me haïr. Je devinais que ça n'était pas une solution mais pour l'instant je ne pouvais m'empêcher ni de marcher, ni d'écrire. Et sans vergogne j'étais transporté dans des régions inconnues de moi-même, parmi les danses rituelles de mes os fous.

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