27.10.2008

81. ne pas réagir

 

Quelquefois ma pensée s'éloigne des paroles prononçables. Je garde les yeux ouverts, l'air vivant et je garde quelque part la sensation devant moi du monde. Mais ma pensée s'est écoulée dans une faille inconnue vers des ténèbres ou des limbes. Je me trouve littéralement siphonné. Rien d'abstrait là-dedans: je bégaye, je marche en crabe, ferme les yeux pour m'y retrouver.

Que sonde-t-elle sans moi ? Est-ce cela, l'âme ? Alors elle ne m'appartient nullement et pour me retenir, pour adhérer malgré tout aux parois du réèl, j'invoque à travers l'homme sans réseaux les souvenirs ou la lumière.

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